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Paroles de lecteurs« Le sorgho, une culture d'avenir ? »

 « C'est comme Nicolas sur son Scenic pour mesurer la hauteur de son maïs ! », compare Corentin Martinais.(©Mickael Jacquemin // Création Terre-net Média)
« C'est comme Nicolas sur son Scenic pour mesurer la hauteur de son maïs ! », compare Corentin Martinais.(©Mickael Jacquemin // Création Terre-net Média)

Peut-être, selon les lecteurs de Web-agri, impressionnés par la hauteur des plantes en photo dans un article paru récemment sur Web-agri. D'autant que certains la comparent à celles de leurs sorghos mais également de leurs maïs, bien moindres. Au-delà des causes de ces écarts, ils se demandent laquelle de ces cultures est la plus intéressante.

 

« Jamais vu du sorgho aussi haut dans la Drôme ! », s'exclame sur Facebook Joël Goudard.

« Une culture d'avenir ! », lance Fabien Delpérié

« Je vais me spécialiser », s'amuse Romain Dercou.

« Faut faire gaffe de ne pas se casser la g... (de la camionnette, NDLR) », plaisante Donald Opal, faisant référence à la photo dans l'article.

« Jamais vu du sorgho aussi haut ! »

Avec une telle hauteur de plante, « un bon coup de vent et tout est par terre », prévient Jean-Philippe. J'ai fait du sorgho pendant trois ans et chaque année, il se couchait (le pompon pèse trop à l'extrémité de la plante). Du coup, on passait en travers avec le Kemper. Ça se ramassait assez bien mais tu y passes le double de temps. Et côté rendement, c'est toujours inférieur à un maïs. »

Un coup de vent et tout est par terre !

« Oui, on passe des heures et des heures à ensiler... encore quand cela est possible », confirme Xavier Espil.

« Mes maïs, eux, ne dépassent pas le mur du silo »

Pourquoi pas une grue ?

« C'est comme Nicolas sur son Scenic pour mesurer la hauteur de son maïs ! », compare Corentin Martinais.

Pourquoi pas « une grue » ?, propose Killian Girault.

« Pas besoin cette année, j'ai du petit maïs. Il ne va pas dépasser les murs du silo ! », répond Nicolas Godet.

« Le tien est-il aussi beau ? », demande Yann Girard à @Clément Boudes.

« Hou là là, non pas du tout ! », rétorque ce dernier.

« Le mien, tu divises par 4 », annonce pour sa part Dominique Lenglet.

Nico Caron est dubitatif : « Par 2 je veux bien, mais 4 quand même pas... »

Chez moi, faut enlever le camion...

Question hauteur, pour le sorgho comme peut-être pour le maïs d'ailleurs, « chez moi, faut enlever le camion », ajoute non sans humour Benjamin Gavanon.

Une différence de température entre régions ?

« Il a dû faire plus chaud là bas que chez nous », pense Justin Lemaître.

« C'est sûr, ce n’est pas avec nos 20 degrés au mieux dans la région qu’il risque d’être comme ça ! », appuie Raphaël Giard.

Faut faucher avant une telle hauteur !

« Faut le faucher avant qu'il soit rendu à cette hauteur ! », suggère Vincent Chaumont.

« Nous avons fait 38 bottes/ha d'enrubanné pour une première coupe et 730 kg de moyenne par botte », témoigne Mikael Rousselot.

« Il faut faire du sorgho multi-coupe en enrubanné, c'est mieux, conseille également Alexandre Taillard.

Alain Lagarde s'interroge : « On parle sorgho multi-coupes et non de sorgho BMR » ?

« Du sorgho à la place du maïs, un intérêt ? »

Méandre enchaîne avec une autre question : « Cultiver du sorgho est-il intéressant quand on peut encore faire du maïs fourrager ? L'intérêt du sorgho est peut-être sa polyvalence avec des bons résultats même en mélange. En fin de compte, au même titre que le maïs, une année où il ne pleut pas une goutte, on ne sortira pas grand chose. »

« Zéro pour l'économie d'eau avec le sorgho effectivement », estime Loïc Guignement.

Zéro économie d'eau.

« Moins que le maïs néanmoins », juge de son côté Hervé Lot.

« Certainement pas ! Le maïs consomme presque le double et en plus, il épuise le sol », maintient Loïc Guignement.

« (...) Pour ceux qui se réjouissent un peu vite, les correcteurs coûtent extrêmement cher donc au prix du lait actuel et à venir, 2021 ne sera pas une année exceptionnelle. Désolé de casser l’optimisme général... », intervient Patrice Brachet.

« C’est bon pour le biogaz mais pas l’élevage, complète Frédéric Angéloz.  En Suisse, certains ont essayé il y a 10 ou 15 ans mais aujourd’hui, hormis pour la méthanisation, en seconde culture, le sorgho n’a que peu de valeur. »

Nickel en ZNT autour des maisons des écolos !

« Des sorghos aussi hauts, nickels en ZNT autour des maisons des écolos », conclut Damien Parmentier.

Journaliste installation/transmission des exploitations

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