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Paroles de lecteurs420 vêlages, 6 actifs et un peu de temps libre : ça vous fait rêver ?

 À « tous ceux qui jugent ou sont jaloux », Jeannot rappelle que les critiques doivent rester bienveillantes. Sinon « ils n'ont qu'à faire le boulot des éleveurs à leur place (...) ! » (©Antoine Humeau // Création Terre-net Média)
À « tous ceux qui jugent ou sont jaloux », Jeannot rappelle que les critiques doivent rester bienveillantes. Sinon « ils n'ont qu'à faire le boulot des éleveurs à leur place (...) ! » (©Antoine Humeau // Création Terre-net Média)

Le système d'élevage allaitant des frères Arsicaud en Charente-Maritime, qui a fait l'objet de plusieurs articles sur Web-agri, vous séduit-il ? En tout cas, il a incité de nombreux lecteurs à donner leur avis.

 

« Au top les frères Arsicaud ! Une gestion à leur image ! », exclame Pierre Cazes.

« Juste magnifique, un rêve ! », renchérit Joris Flaud.

« Dommage que la rémunération des éleveurs ne fasse pas rêver pour un tel système ! », estime en revanche Coco Fifi.

Ou plutôt, selon Dominique Kerleau, l'élevage allaitant des frères Arsicaud (en Charente-Maritime) « ne fait que faire rêver ».

« Tout ça pour moins de 1 000 €/mois ! »

Lorenzo n'est pas de cet avis : « S'embêter avec 4 salariés agricoles et 400 vaches, faire des concours bovins, tout ça pour moins de 1 000 € par mois... soit tout n'est pas dit, soit les gars doivent vite arrêter ou changer de stratégie. »

« Je suis bien à 100 vêlages, pas plus », déclare Marie Pelletier.

« 420 à 6, ça fait moins de 70 vêlages/personne », rétorque Sy Roch.

David Schopp se montre radical : « À 700 €/mois, le calcul est vite fait : les bestioles dans le camion, les salariés à l’ANPE et tout ce qui peut être labouré sera retourné ! » 

Denis Bruand n'est pas d'accord avec lui : « C'est déjà un beau salaire en élevage ! Certains couples ne les sortent même pas !! » « Après, il faut voir les investissements de la ferme, nuance-t-il. Car ils peuvent être considérés comme un salaire différé. »

« Déjà un beau salaire en élevage, et de bons salariés »

« Ils ont la chance d'avoir des bons salariés pour pouvoir partir en vacances sans soucis, envie Élodie Paquereau. Nous, en lait ce n'est pas évident, plus personne ne veut traire une vache autrement qu'avec un robot ! » Elle poursuit, pour donner un « petit conseil » : « vu le nombre d'échographies, je formerais un des salariés à cette technique. Je l'ai fait il y a 4 ans et je n'ai que 100 vêlage par an. Je commence à voir la rentabilité s'améliorer. »

Denis Bruand confirme, au sujet de la difficulté à embaucher des salariés en élevage : « Exact, même mon service de remplacement, le plus gros de France, n'arrive plus à proposer des remplaçants l'été. Du coup, obligé de décaler les vacances ! Il manque une vingtaine d'agents de remplacement et avec les nouveaux congés paternité plus longs, cette pénurie va encore empirer... »

Ainsi, Fabien Augier souhaite « bon courage aux frères Arsicaud quand il va falloir trouver un nouvel associé ».

Moins contraignant que la production laitière.

Pour Christian Merrien, cette exploitation n'a « rien d'extraordinaire ». « Il y a du monde et ils sont en vaches allaitantes, ce qui est moins contraignant que la production laitière. »

Alex partage son opinion : « 100 hectares par actif en viande, ce n'est pas exceptionnel. Il n'y a pas une banque qui installe un ja avec ça. »

Jeannot intervient, face aux critiques : « Tous ceux qui jugent ou sont jaloux, ils n'ont qu'à en faire autant ou faire le boulot des éleveurs à leur place (...) ! »

Journaliste installation/transmission des exploitations

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