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Paroles de lecteursDes oiseaux loin d'être drôles en élevage...

 « L'écologie de certains est déconnectée de la réalité du terrain », fait remarquer Steph72. (©CC // Création Terre-net Média)
« L'écologie de certains est déconnectée de la réalité du terrain », fait remarquer Steph72. (©CC // Création Terre-net Média)

Selon les lecteurs de Web-agri, les oiseaux sont plutôt de mauvaise augure en élevage, où ils peuvent entraîner des problèmes de santé et de reproduction. Sur les cultures également, ces nuisibles causent des dégâts importants. La solution pour éviter leur prolifération : « la régulation des populations, mais pas par les agriculteurs »...

 

Steph72 témoigne : « Des éleveurs de mon canton ont des problèmes de reproduction dans leur troupeau à cause des salmonelles provenant des fientes déposées par les oiseaux sur la nourriture des vaches. »

Il en faut, mais pas trop !

« L'écologie de certains est vraiment déconnectée de la réalité du terrain, poursuit-il. Des oiseaux, il en faut mais quand il y en a trop. Ils sont nuisibles pour les cultures et les autres animaux ! »

D'importants risques sanitaires pour le troupeau.

Jmb67 confirme : « Les risques sanitaires sont en effet importants − salmonelles, coccidies, Escherichia coli, staphylocoques et j'en passe −, en particulier pour les producteurs laitiers qui produisent et transforment du lait cru. »

« Une espèce, qui prolifère, doit être régulée »

Je ne peux plus semer ni protéagineux ni colza.

« D'ailleurs, l'article oublie de citer la coccidiose, pourtant très préjudiciable chez les jeunes veaux. Une maladie véhiculée par les fientes de pigeons, fait remarquer Bonsens. Quand une espèce prolifère trop, elle doit être régulée. Les pigeons sont tellement nombreux dans les villes qu'ils viennent à la campagne, nicher dans les stabulations, les granges... Même chose pour les ramiers sauvages. Ces espèces ne vivent pas dans les haies. Elles préfèrent manger les jeunes pousses de colza, pois, lin, tournesol, soja, etc. À tel point que je ne peux plus semer ni protéagineux ni colza. Autrefois présents surtout dans les champs, ces pigeons arrivent maintenant dans les communes pour se reproduire à l'abri des prédateurs dans les bâtiments de ferme où ils sont plutôt tranquilles. »

Ce lecteur conseille : « d'agir dès qu'on voit les premiers oiseaux ». « Mais la gestion globale des populations, c'est le rôle des chasseurs, ajoute-t-il. Les agriculteurs ont autre chose à faire que de chasser les oiseaux ! Le problème : la chasse est devenue très, voire trop, restrictive ! » 

Les agriculteurs ont autre chose à faire que de chasser les oiseaux ! 

« Dans les silos de grains, c'est buffet est à volonté ! »

Ben lance : « Faut pas s'étonner que les silos de grains soient noirs d'oiseaux en été ! Ils vont là où il y a de la bouffe et dans ces endroits, le buffet est à volonté !! Je n'ai pas encore de gros soucis, quoi qu'ils viennent se servir directement à l'auge !!! »

Noirs d'oiseaux en été...

Boele propose alors ses services : « Des fauconniers comme moi peuvent aussi intervenir. À bon entendeur... »

breiz 29 n'est pas d'accord : « La nature est normalement bien faite car ces oiseaux soi-disant indésirables lui sont bénéfiques. Il faut savoir de quoi ils se nourrissent pour pouvoir les observer et les réguler. Lorsqu'ils se gavent de tipules dans des pâtures, c'est une très bonne chose pour les vaches. (...)  »

Certaines espèces sont bénéfiques.

Pour conclure, steph72 enchaîne sur un autre type de nuisances, tout aussi pénalisantes selon lui pour les animaux comme les humains : « celles liées aux ondes électromagnétiques et dont on parle peu ou pas ». « Depuis quelques années, mes bêtes ont des problèmes de santé et leurs défenses immunitaires baissent. (...) », sans doute à cause de cela, déplore-t-il.

Journaliste installation/transmission des exploitations

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