Sous l’effet de l’annonce du second confinement, la demande des centrales d’achat avait explosé semaines 46 et 47. Pour y répondre, les laiteries s’étaient ruées sur les rares citernes de lait Spot disponible, la remontée de la collecte restant laborieuse. Et les prix avaient flambé de 55 € en 15 jours à 370 €/1000 l départ ouest. Mais l’euphorie des acheteurs des GMS a malheureusement été de courte durée. Le soufflé est retombé. L’explication est à chercher dans ces consommateurs qui après s’être pressés en GMS sont revenus plus vite qu’au premier confinement à des achats plus normaux. Autre élément à prendre en compte : l’expectative dans laquelle se trouvent nombre de laiteries sur l’impact des fêtes de fin d’année sur leurs ventes. L’annonce par Emmanuel Macron des mesures de sortie progressive du confinement ne les ont visiblement pas rassurées sur ce point. Ne voulant pas se retrouver avec des stocks de produits finis sur les bras, elles sont restées très prudentes sur leur achat de lait Spot.
40 € de perdus en 15 jours
La conséquence a été une baisse de la cotation Spot de 30 € semaine 48 qui se confirme semaine 49 par un nouveau recul de 10 €. Le lait d’excédent se négocie aujourd’hui à 330 €/1000 l départ quai usine dans l’Ouest, 340 € dans les autres régions. C’est 15 € de plus qu’avant ce second confinement.
Pour les semaines à venir, pas de miracles à attendre des semaines 50 et 51. Les fromagers notamment ne seront pas aux achats, leur fabrication pour les fêtes de Noël et Jour de l’An étant en cave. La suite on la connait. Chaque année, pendant les fêtes la cotation du lait Spot chute très bas (moins de 200 € / 1000 l). C’est la période où les usines lèvent le pied leurs salariés prenant des congés. Il y a donc beaucoup de lait à vendre, mais peu d’acheteurs.
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Jean-Michel Vocoret
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