Bis repetita début novembre de ce qui s’était passé mi-mars après l’annonce du premier confinement. On a vu les opérateurs de centrales d’achat de la grande distribution s’affoler pour répondre au boom attendu de la demande de consommateurs qui, reconfinés, vont remplir leurs frigos pour cuisiner et manger à la maison. On en a d’ailleurs vu certains se précipiter dans les zones commerciales dès l’annonce présidentielle justifiant ce reconfinement.
+35 € à 350 € dans l’Ouest
Comme au printemps, les commandes se concentrent sur les produits de grande consommation. Elles ont nettement rebondi pour le lait UHT, mais aussi le beurre plaquette 1er prix, les produits ultra-frais. Les fromages sont aussi plébiscités avec une autre bonne raison : le coup de froid annoncé qui devrait booster leurs ventes.
Autant dire, dans ce contexte, que le lait offert sur le marché Spot a été rare, les transformateurs tentant de répondre à ce regain de demande avec leur propre collecte. Et ce n’est pas la remontée poussive de cette dernière qui arrange les choses. On a ainsi vu pour la semaine 46 les rares citernes disponibles partir au compte-goutte avec des prix en très forte hausse. Dans l’Ouest, le lait départ quai usine s’est négocié 35 € de plus que la semaine 45 à 350 €. On retrouve le niveau de 2019 à même époque avec même 5 € de mieux. (www.eleveur-laitier.fr).
Jean-Michel Vocoret
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026