Depuis la semaine 13, où les prix départ Grand Ouest sont remontés, le lait Spot reste scotché à 480 €/1 000 l (voir notre observatoire). Ce niveau de prix toujours record (210 € de plus qu’à la même époque l’an dernier) s’explique principalement par la faiblesse de l’offre, encore marquée par une collecte faible. Semaine 12, la ferme France pointait à + 0,1 %, et à + 1,4 % en semaine 13, mais est retombée en semaine 14 à - 3,3 %. Et ce n’est pas le coût des aliments qui risque, aujourd’hui et dans les prochaines semaines, d’inciter les éleveurs à pousser leurs vaches.
Sur le marché PGC, pas de rentabilité possible à ce prix-là
À ce niveau de prix, les achats des laiteries françaises ne sont que très ponctuels. Et cela, simplement afin d’éviter des pénalités de livraison aux GMS si leur collecte devait faire défaut. Impossible, pour elles, de valoriser à son juste prix sur le marché des PGC ce lait acheté 480 à 500 €.
Ce sont encore et toujours les importateurs belges et allemands qui sont aux achats, pour faire tourner leurs outils industriels dédiés à la fabrication de beurre-poudre. Ces débouchés toujours rémunérateurs leur permettent de continuer à travailler à marge positive. Si les Allemands sont toujours là, c’est aussi que leur propre collecte est à la peine : en semaines 13 et 14, elle pointait à - 2,6 et - 2,3 %.
Jean-Michel Vocoret
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