Enterré le « coup de mou » très passager de la semaine 12 où le prix du lait Spot avait reculé de 20 € au prétexte que les importateurs ne voulaient plus acheter si cher pour répercuter la surenchère de coûts énergétiques au cœur de la rentabilité de leur production de beurre-poudre.
Depuis la semaine 13 les prix départ Grand Ouest sont remontés à 480 €/1000 l et y restent collés depuis (voir notre observatoire). La toujours bonne orientation des cotations sur le marché de la matière grasse (beurre et crème) est passée par là. A ce niveau de prix, ce sont encore et toujours des laiteries belges et allemandes qui sont aux achats pour fabriquer du beurre-poudre. Ce n’est qu’au compte-goutte que nos laiteries les suivent juste pour assurer leurs contrats de livraison. Mission quasi impossible en effet pour elles à ce niveau de prix de le répercuter sur le marché national des PGC.
Collecte allemande toujours très déficitaire
Si l’offre de lait au niveau hexagonal est remontée semaine 12 quasi au niveau de l’an dernier, il n’en est pas de même en Allemagne. La collecte du premier producteur de lait de l’UE est toujours très en retrait : -1,9 % au dernier pointage de la semaine 12. Ce n’est pas sans raison que les laiteries proches de notre frontière achètent du lait Spot chez nous pour faire tourner leurs outils industriels dédiés à la production de beurre-poudre.
Jean-Michel Vocoret
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