Aucune raison à ce que le prix du lait Spot, supérieur depuis le début de l’année de 140 à 180 €/1000 l aux cotations de l’an dernier, ne baisse. Semaine 11, les 470 €/1000 l départ Grand Ouest ont été reconduits pour la seconde fois consécutive (voir notre observatoire). Pourtant, les laiteries françaises sont toujours très en retrait aux achats compte tenu de leur incapacité à valoriser en PGC sur le marché national le lait à ce niveau de prix. Ce n’est qu’au compte-gouttes qu’elles sont preneuses de citernes pour compléter si nécessaire leur collecte et éviter des pénalités de livraison à leurs acheteurs GMS.
Collecte française encore à -2,1% semaine 8
Cette faible demande nationale devrait théoriquement faire baisser les prix du lait Spot, sauf que les acheteurs belges et allemands sont toujours aux achats pour fabriquer des produits industriels. Le business reste très intéressant pour eux. La hausse pressentie sur le marché à terme de la cotation du beurre, déjà très haute, ne va pas freiner leurs ardeurs, bien au contraire.
L’autre raison majeure pour laquelle les prix ont été reconduits est que la collecte nationale, bien qu’en phase ascendante mais timide, reste très en retrait par rapport à l’an dernier. La semaine 8, la dernière pointée par FranceAgrimer, situe la ferme France à -2,1 % de l’an dernier (= par rapport à la semaine 7). Même déficit en Allemagne à -1,6 % (+0,6 % par rapport à la semaine 7).
Jean-Michel Vocoret
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