À plus de 450 €/1000 l, ce sont encore et toujours des laiteries belges et allemandes qui achètent le peu de lait Spot disponible en France. Avec leurs sites industriels dédiés à la production de beurre poudre dont les prix restent très hauts, ils sont en effet en capacité de travailler à marge positive. Ce n’est pas le cas des laiteries françaises beaucoup plus orientées sur les PGC France. Avec un marché des GMS incapable de rentabiliser des achats à ce prix, ce n’est que très ponctuellement que ces transformateurs achètent en fonction de leur propre collecte. Semaine 9, le lait Spot a ainsi gagné 10 € à 470 €/1000 l départ quai usine dans le Grand Ouest, cotation reconduite semaine 10 (voir notre observatoire).
Offre de lait toujours très faible
Si les prix restent à ce niveau inconnu jusqu’alors à cette période, c’est que l’offre de lait d’excédent reste limitée en rapport avec une collecte toujours en retrait par rapport à l’an dernier. Depuis la mi-janvier, les livraisons de la ferme France progressent bien chaque semaine, mais elles pointaient néanmoins encore à -0,6 % semaine 7, la dernière renseignée par FranceAgrimer. La collecte du premier producteur de lait européen, l’Allemagne, est toujours aussi en retrait de -0,8 %.
Jean-Michel Vocoret
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