Après un mois de janvier plutôt timoré, la demande en lait Spot des industriels de l’Hexagone pour fabriquer leurs PGC se réveille. Ajoutez-y celle toujours là des industriels belges et allemands pour faire tourner à plein leurs usines à beurre-poudre, vous avez tous les ingrédients d’une hausse des prix. Elle est de l’ordre de 10 € semaine 6 à 440 €/10000 l départ quai usine dans l’Ouest (voir notre observatoire). Depuis le sommet de 480-490 €/1000 l atteint dans la moitié nord semaine 1, la cotation du lait Spot ne cessait de perdre du terrain tout en restant à des niveaux stratosphériques par rapport aux années passées. À 440 €, on est aujourd’hui 140 €/1000 l au-dessus du niveau de l’an dernier.
Les Belges et Allemands toujours aux achats
Si les débouchés export tirent toujours, c’est que les perspectives de valorisation en beurre-poudre restent très bonnes pour le moyen et même long termes. Sur le marché à terme géré par la Bourse allemande EEX, la valorisation du beurre-poudre était donnée le 4 février sur la période de février à mai 2022 à plus de 556 €/1000 l pour du lait à 42/34. En décembre 2022 elle est encore à 512 € et en janvier 2023 à 484 €.
La tension sur l’offre de lait, fruit d’une collecte toujours en retard sur l’an dernier, explique aussi ce niveau de prix du lait Spot. Semaine 3, FranceAgrimer pointait la ferme France à -1% par rapport à l’an dernier ( -1,8% en Bretagne, - 0,4% en Normandie, +1,6% dans les Pays de la Loire, -1,4% dans les Hauts-de-France, -1,8% en Bourgogne-Franche-Comté, -2,3% en Auvergne-Rhône-Alpes…) et en progression de 0,7% sur la semaine précédente. Si les Allemands recherchent du lait Spot en France, c’est aussi du fait de leur collecte encore à -1,9% par rapport à l’an dernier (+0,8% par rapport à la semaine 2).
Jean-Michel Vocoret
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