Du lait Spot qui tutoie les 500 €/1000 l, on avait déjà vu cela sur une ou deux semaines certaines années. Mais sur une durée aussi longue, comme nous le connaissons actuellement, c’est inédit. L’équation est simple : toujours très peu de lait en France, et ailleurs en Europe, associé à une bonne demande des industriels qui manquent de matière première.
Les achats se font pour toutes sortes de valorisations en produits laitiers sur le marché français, même pour du lait UHT. En France, le prix de la crème atteint des sommets à plus de 7400 €/1000 l. La cotation Atla du beurre atteint donc logiquement les 5000 €/t, ce qui est en dessous des cotations allemande et néerlandaise déjà à 5600 €/t.
Une valorisation à 500 €/1000 l avec les commodités
« Aujourd’hui, un transformateur qui fabrique de la crème et du lait écrémé liquide valorise son lait aux environs de 500 €/1000 l », nous confiait un opérateur. C’est bien au-dessus d’une valorisation obtenue avec des PGC (produit de grande consommation). On comprend alors qu’il y ait peu de lait cru disponible sur le marché, donc des cotations Spot à ce niveau. Les commodités sont aujourd’hui la meilleure valorisation possible pour le lait produit en Europe. Cependant, payés à 380 €/1000 l, les producteurs ne sont toujours pas incités à produire davantage. Ainsi, il n’y a jamais eu aussi peu de lait disponible en France. Une situation qui pourrait durer jusqu’au pic de collecte du printemps prochain.
Dominique Grémy
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