Les courtiers le sentaient, à moins de 200 €/1 000 1 semaines 15 et 16, le lait Spot avait atteint le fond du trou. Traduisez qu’il ne pouvait que remonter. C’est chose faîte pour la semaine 17 où il reprend 30 € dans toutes les régions à 210 € (départ quai usine, citerne de 25 000 1) dans le grand ouest. 10 € de mieux dans les autres régions.
Cette remontée tient d’une part à une collecte pas si élevée qu’attendue. Peut-être le signe que le plan de réduction de la production laitière orchestrée par la filière qui vise le lait d’avril est suivi ? Le manque de précipitations ces derniers temps, conjugué au froid dans certaines régions a sans doute aussi joué sur la pousse de l’herbe.
Mais surtout il semble que la demande hexagonale en berne depuis des semaines se réveille. Aux achats sur le marché du Spot, des PME et PMI, pas les gros de notre industrie laitière qui auraient assez de lait. Elles achètent pour répondre à la demande des GMS en produits basiques : lait liquide, beurre plaquette, crème, yaourts. Les fromagers en revanche achètent peu.
À noter que les volumes proposés sur le marché Spot sont limités. À 210-220 €/1 000 1 les entreprises font tout leur possible pour transformer leur lait et ne pas vendre en Spot.
Parmi les acheteurs on trouve aussi des laiteries belges et allemandes. L’Italie qui dispose chez elle de pas mal de lait disponible depuis la crise du Covid 19, n’achète toujours pas autant que d’ordinaire.
Jean-Michel Vocoret
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026