Le marché reste très compliqué pour placer les quelques citernes de lait Spot proposées par nos laiteries. Ces lait d’excédents ne sont pas non plus légion.
Si quelques transformateurs de l’Hexagone sont de retour aux achats, c’est encore de façon timide. Et c’est encore et toujours à l’export que les courtiers trouvent des solutions pour vendre. A 280 €/1000 l départ quai usine dans l’ouest (voir notre observatoire), le business n’est pas sans intérêt pour ceux qui font des commodités avec une valorisation beurre-poudre donnée autour de 350 € depuis la semaine 21 par le Cniel. A noter sur le front de l’export que la semaine 25 a vu le retour sur le marché des acheteurs italiens et espagnols…
De façon timide encore, mais de bon augure pour la suite.
Les laiteries françaises ont assez de leur collecte
Si la demande nationale est toujours faible, c’est, explique ce courtier, « qu’on a eu ce printemps un pic de collecte décalé de 3 semaines dans le temps. On est donc aujourd’hui seulement au début de la vraie décroissance de la production et il faudra encore attendre pour que cela se voie dans les cotations reconduites depuis neuf semaines à 270 puis 280 €/1000 l ». Si les transformateurs français achètent peu, c’est qu’ils ont assez de lait pour leurs débouchés actuels et que ces derniers ne tirent pas non plus. Il est vrai que le secteur de la restauration hors foyer, et notamment les restaurants, tourne toujours au ralenti.
Jean-Michel Vocoret
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