Les semaines se répètent sur le marché du lait Spot. Avec la collecte qui se maintient et n’a pas franchement entamé sa baisse après le pic de collecte, nos laiteries ont largement assez de leur propre lait pour répondre à leurs marchés PGC. Et cela d’autant que la consommation ne décolle pas. « Les commandes des GMS auraient été en recul sur mai pour le lait UHT, le beurre plaquette…», disent certains acteurs.
En l’état actuel des mesures de déconfinement avec, pour l’instant, l’ouverture des seules terrasses des restaurants, le marché de la RHF n’est pas encore reparti. En attendant, son vrai rebond, les laiteries restent très prudentes dans leurs fabrications pour éviter de faire des stocks de produits qu’elles auraient du mal à vendre.
Un business de plus en plus juteux pour ceux qui font du cracking
Dans ce contexte, c’est encore et toujours à l’export en Belgique et en Allemagne que notre lait d’excédent proposé sur le marché Spot trouve des acquéreurs. Pour la semaine 23, les cours ont été reconduits à 280 €/1000 l départ Ouest (lait à 38/32), voir notre observatoire. Les laiteries belges et allemandes aux achats continuent ainsi de rentabiliser au maximum leur outil de cracking pour faire des commodités (beurre-poudre )… Tout cela avec une marge bénéficiaire qui était confortable et l’est plus encore aujourd’hui. Semaine 19, la valorisation beurre-poudre du Cniel pointait à 344,65 €/1000 l (lait à 38/32). Elle est passée à 346,77 € semaine 20 et frise les 352 € semaine 21, la dernière connue. Et la hausse devrait continuer.
Pour ce courtier, le marché national du lait Spot ne se réanimera que lorsque la collecte baissera vraiment et que les laiteries nationales auront besoin de lait. Ce qui n’est pas encore le cas.
Jean-Michel Vocoret
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