Les semaines se suivent et se ressemblent sur le marché du lait Spot. Les laiteries françaises pointent toujours aux abonnés absents pour acheter. Alors que le pic de la collecte s’est prolongé, elles ont visiblement assez de lait pour satisfaire leurs débouchés actuels sur les PGC. Et ce n’est pas l’ouverture des terrasses pour les restaurateurs qui pour l’instant les fera changer d’avis. Pas question pour elles d’acheter du lait Spot pour faire des stocks de PGC qu’elles pourraient avoir du mal à vendre dans les semaines à venir.
Un business juteux pour ceux qui « crackent »
Dans ce contexte, les laiteries belges et allemandes continuent d’acheter tous nos excédents transformés dans leurs outils de cracking du lait pour faire des produits de commodités (beurre-poudres). Avec une valorisation beurre-poudre estimée en avril par le Cniel à 334,40 €/ 1000 l en avril, 344,7 € semaine 19, le business est assez juteux sur le papier pour ces acteurs étrangers. Depuis la semaine 15, le prix du lait Spot entier est descendu sous les 300 €/1000 l (38/32) et se maintient à 270 € départ quai usine dans l’Ouest (voir notre observatoire). La hausse du prix de la matière grasse explique cela : semaine 22, ce lait Spot a seulement pris 10 € de hausse.
Jean-Michel Vocoret
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