Les laiteries françaises restent toujours très timides – voire absentes – au registre des achats sur le marché Spot. Alors que la collecte atteint son pic, elles disposent visiblement de suffisamment de lait pour répondre à la demande du marché, très calme sur le front des PGC commandés par les GMS. Compte tenu des incertitudes concernant l’avenir de la demande des consommateurs sur le marché intérieur et le retour à la normale du secteur RHF, il n’est pas question non plus pour elles de constituer des stocks de produits, qu’elles auraient demain du mal à écouler.
Nos excédents toujours exportés
Dans ce contexte, les prix du lait entier Spot ont été reconduits en semaine 18 à 270 €/1 000 l départ quai usine dans l’Ouest (voir notre observatoire du prix du lait). C’est encore 75 € de mieux que l’an dernier, où les prix avaient été très affectés par la crise du Covid-19. Mais c’est tout de même 30 € de mieux qu’en 2019, un écart qui doit sans doute au retard général de la collecte française (- 2 % sur la première semaine d’avril et - 1,9 % sur la deuxième, par rapport à 2020).
C’est à l’export, comme ces dernières semaines, que nos laits d’excédents proposés sur le marché ont trouvé preneurs. Toujours en Belgique en priorité, mais aussi, dans une moindre mesure, en Allemagne, où ce lait sera transformé en produits industriels (beurre, poudre).
Jean-Michel Vocoret
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