Après plusieurs semaines de sécheresse se pose la question du renouvellement, ou non des prairies. Dans le podcast du groupe Herbe Franche-Comté, Patrice Pierre, conseiller prairie et pâturage, donne quelques conseils pour décider des interventions à mener.
Face aux prairies jaunes et aux couverts grillés, Patrice Pierre, agronome spécialisé dans la gestion des prairies et du pâturage à l'Institut de l'élevage conseille d'attendre le retour des pluies et le redémarrage de la végétation pour prendre toute décision d'intervention. « On sous-estime souvent la capacité de récupération des prairies, surtout dans le cas des prairies permanentes », insiste l'expert. A la repousse, place au diagnostic. Trois cas de figure ont été identifiés.
| Etat de la prairie | Intervention |
Les bonnes espèces sont encore présentes :
| Peu d'interventions sont nécessaires. Il est possible de remettre la parcelle dans le cycle d'exploitation. |
Présence de vides dans la parcelle :
| Utiliser le sursemis pour réimplanter le sol nu avant qu'il ne se peuple d'espèces indésirables. |
Présence de vides colonisés par des espèces moins fourragères :
| Rénover la prairie si cette dernière est à destination d'animaux ayant des besoins élevés. Repositionner la parcelle dans le système de pâturage pour la donner à des animaux ayant des besoins moins élevés. |
Le semis sous couvert pour renouveler sa prairie
Réimplanter une prairie n’est pas toujours chose aisée. Dans le cas où c'est nécessaire, Patrice Pierre conseille l'implantation sous couvert. Après destruction de l'ancienne prairie, le conseiller propose d'implanter un mélange céréalier du type triticale/pois, ou triticale/avoine/pois, sur lequel est semé le même jour une prairie multi-espèce. « L’idée est d’avoir ce mélange céréalier comme couvert pour assurer l’installation de la jeune prairie, et de faire du couvert un élément de production, qui peut être ensilé ou pâturé selon le mélange céréalier choisi. »
Même si de loin l'herbe paraît belle et il peut paraître tentant de ressortir les vaches, le stade n'est qu'à deux feuilles et de nombreux endroits ne repoussent qu'à peine.
— Antoine Thibault (@AgriSkippy) September 5, 2022
Les vaches abimeraient trop l'herbe en la mangeant/piétinant -> on attend encore
École de patience pic.twitter.com/705HMVQYkw

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