« Le lait produit à base de foin est un produit de grande qualité nutritionnelle. Il a une teneur plus élevée en Oméga 3, les "bons" acides gras, il présente un meilleur rendement fromager. Nous voulons qu’il soit valorisé à sa juste valeur », plaident des éleveurs, dont l’alimentation du troupeau repose sur du pâturage et du foin séché en grange.
Réunis au sein de l’association Segrafo, ils sont allés en Autriche rencontrer d’autres adeptes du foin séché en grange. « Les éleveurs autrichiens ont créé une filière pour leur lait, produit à base d’herbe et de foin, explique Céline Bricet, coordinatrice de l’association. Les éleveurs, les laiteries mais aussi la grande distribution et les pouvoirs publics ont cotisé pour organiser et promouvoir cette filière « Heumilch », lait de foin en français ». Et ça marche : 15 % du lait autrichien est produit sans aliment fermenté, un cahier des charges et un logo européen ont été créés. Surtout, ce lait est revalorisé de 50 euros la tonne en conventionnel et de 150 euros en bio. De quoi motiver les éleveurs de l’Ouest à structurer leur propre filière.
« Nous travaillons avec les laiteries pour mettre en place une collecte du lait de foin séparée », explique Céline Bricet. Des contacts ont aussi été pris avec la grande distribution. Reste à trouver le financement nécessaire au fonctionnement de cette nouvelle filière. Une centaine d’éleveurs est déjà partante. Segrafo vise une mise en marché de ce lait de foin d’ici à deux ans.
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