« L’éleveur est devenu un chef d’entreprise. Alors que la cohérence technique et économique des exploitations est plus que jamais essentielle, les limites à l’adaptation aujourd’hui sont l’humain et les bras. Les 80 heures par semaine, c’est fini. Les robots amènent de la technique, de la souplesse mais ne remplacent pas la main-d’œuvre. Dans certains cas, le recours au salariat peut être une solution.
Alors que la dimension des exploitations a considérablement augmenté, une partie des agriculteurs se retrouvent noyés sous le travail. Ils n’ont plus de temps pour analyser et faire évoluer leur système. Isolés sur leurs exploitations avec de moins en moins de voisins, épuisés moralement et physiquement, déçus par un modèle auquel ils ont cru, ils se contentent de faire le boulot. Face à certaines contraintes administratives (Certiphyto) ou adaptations nécessaires (redimensionner la fosse et la fumière en zone nitrate), ils bloquent. L’agribashing est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’augmentation du prix du lait (500 €/1000 litres en conventionnel) arrive trop tard pour ces agriculteurs qu’il est difficile désormais de faire bouger. Le mal psychologique est fait. Entre ceux qui continuent de s’adapter et les autres, les écarts se creusent.
Pour adapter son système à l’évolution qui s’accélère, les relations humaines (visites, échanges) restent primordiales. Être capable de libérer du temps pour entretenir du lien. »
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