L’histoire a voulu que la représentation des agriculteurs reflète les résultats des élections aux chambres d’agriculture, et se cale donc sur les poids relatifs des syndicats. Les OP ne trouvent pas leur place dans ce schéma.
Des discussions entre les responsables d’OP et le Cniel n’ont pas permis pour l’instant de trouver une solution satisfaisante. Pourtant, le 17 janvier, la FNPL a annoncé, par la voix de son président Thierry Roquefeuil, également président du Cniel, l’entrée des OP dans le collège des producteurs du Cniel. Chaque syndicat a été invité à désigner un responsable OP. La coordination rurale a refusé, dénonçant le manque de légitimité du procédé. La Confédération paysanne a désigné le président de Biolait, Ludovic Billard. La FNPL a maintenu Yohann Barbe, déjà référent OP au Cniel depuis un an, et a nommé Bruno Lancelot, président d’Apllage. Désormais, les OP disposent d’un droit de vote dans ce collège ce qui représente un progrès pour Yohann Barbe, même s’il reconnaît que ce mode de fonctionnement devra évoluer.
Une « mascarade », selon France OP Lait
Mais France OP lait dénonce une mascarade. « Seules les OP peuvent légitimement choisir leurs représentants », affirme son président Loïc Adam. Il rappelle que certaines OP sont résolument asyndicales. Rester dans ce prisme syndical n’a pas de sens pour des organisations économiques. Ces difficultés résultent aussi de la réticence de certains dans la filière, laiteries ou producteurs, à laisser les OP jouer librement leur rôle. Bizarrement, l’entrée de la distribution au Cniel en 2019 avait été plus simple.
Reste à savoir comment fonctionnera cette organisation. Les enjeux sont énormes pour les OP qui doivent se battre pour obtenir les données de leurs adhérents ou encore se prononcer pour ou contre l’apport total. Elles ont besoin d’avoir les coudées franches pour avancer et il est peu probable que cette pseudo-représentation au Cniel lui en donne les moyens.
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