Au lendemain de la visite de Stéphane Travert au Sommet de l’Élevage, les producteurs de lait de la FNPL sont restés sur leur faim. Pris par le temps, et ayant accumulé du retard dans son programme de visite, le ministre de l’agriculture n’est pas allé les rencontrer dans le hall 2. Le syndicat voulait pourtant « l’alerter sur l’avenir des filières laitières de montagne ».
« En dix ans, la région Auvergne-Rhône-Alpes a perdu un tiers de ses fermes laitières. Les surcoûts de cette production laitière spécifique sont réels (129 euros/1000 litres en moyenne). De plus, tout le lait produit en montagne ne trouve pas forcément un débouché de type AOP ou agriculture biologique, avec une valorisation supérieure au circuit conventionnel. »
« La FNPL tient à rappeler au ministre que l’activité des éleveurs laitiers en zone de montagne et les emplois qui y sont liés, est un gage de vitalité économique et sociale de ces territoires. La future Pac qui fait d’une ruralité vivante un de ses axes, doit flécher son action sur un renforcement du soutien aux élevages laitiers avec une revalorisation de l’aide couplée à la vache laitière. »
« Un ministre de l’Agriculture averti en vaut deux surtout quand il s’agira de mesurer les effets concrets des États généraux de l’alimentation, notamment sur l’enjeu de la montée en gamme. La production laitière en zone de montagne est en avance sur cette question. Il ne faudrait pas qu’elle la perde faute de rémunération à la hauteur du travail fourni ! »
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