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Avec 8 ans de recul quant à l'utilisation de son séchoir en grange, Jean-Charles Tardieu avoue qu'il reste quelques améliorations à faire, mais il voit surtout une belle économie de concentrés sans baisse de production.
Jean-Charles Tardieu, éleveur laitier dans le Cantal, a monté un séchoir de foin en grange en 2014. Et si c'était à refaire, il n'hésiterait pas une seule seconde. « La meilleure preuve de réussite, c'est de voir les vaches à l'auge », apprécie l'éleveur.
« Le séchoir nous a permis de passer dans le cahier des charges de l'AOP sans baisser la moyenne d'étable, explique-t-il. Depuis qu'il est en place, on a resemé des mélanges suisses et des mélanges à base de luzerne. On a arrêté le ray-grass. Et avec des récoltes au bon stade (début mai en général), on obtient 16-17 points de protéines ce qui permet d'équilibrer la ration en limitant les achats de tourteau. » L'éleveur estime l'économie à 230 g/l, soit 25 tonnes de concentrés par rapport au même système mais avec du foin séché au sol.
« Le séchoir a une capacité de 275 t de MS en 3 cellules. Il est équipé de 2 ventilateurs, ce qui permet de sécher deux cellules en même temps et d'en avoir une troisième pour les deuxièmes ou troisièmes coupes d'herbe. On a investi 220 000 € dont une partie était subventionnée. » Jean-Charles avoue : « On doit encore s'améliorer sur la qualité des fourrages et l'implantation des luzernes, mais on est très contents du séchoir. On a des animaux en bonne santé, on s'y retrouve en temps de travail, et on a surtout un stock disponible l'été quand le pâturage est en rupture. »
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