Cette mesure de suspension se limite à la Chine et a été prise conformément à un protocole bilatéral entre les deux pays. Selon les autorités brésiliennes, « la viande destinée à la consommation n'est pas affectée par la confirmation » de ce cas chez une bête de neuf ans. Des échantillons ont été envoyés à l'Organisation Mondiale de santé animale (OMSA), au Canada, pour être testés.
« Toutes les mesures nécessaires ont été prises immédiatement », a déclaré le ministre Carlos Favaro, cité dans le communiqué. « Ce sujet est traité avec la plus grande transparence pour garantir aux consommateurs brésiliens et mondiaux la qualité de notre viande », a-t-il poursuivi.
Le ministre a déclaré jeudi lors d'un entretien à la radio CBN qu'il était « très probable » qu'il s'agisse d'un cas « atypique » d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache folle. « C'est un cas commun, lié au vieillissement des bêtes », a-t-il ajouté. Dans les cas atypiques, la maladie apparaît de façon spontanée, sans relation avec l'ingestion d'aliments contaminés.
L'Agence de défense de l'agriculture dans le Para (Adepara), a également expliqué dans un communiqué que les symptômes indiquent « qu'il s'agit d'une forme atypique, sans risque de dissémination dans le reste du cheptel ou pour les êtres humains ».
Le Brésil a exporté 2,3 millions de tonnes de viande bovine l'an dernier, dont plus de la moitié vers la Chine, pour une valeur de 13,1 milliards de dollars.
En septembre 2021, deux cas atypiques avaient été détectés sur des bovins d'âge avancé lors d'inspections sanitaires dans le Minas Gerais (sud-est) et le Mato Grosso (centre-ouest). Les exportations vers la Chine avaient alors été suspendues pendant plus de trois mois.
En juin 2019 encore, le Brésil avait suspendu temporairement ses exportations de bovins vers la Chine après un cas atypique d'ESB détecté dans le Mato Grosso chez une vache âgée de 17 ans.
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