A partir de mardi, l'Espagne accepte les bovins vaccinés en Savoie et Haute-Savoie, berceau de la maladie cet été, mais aussi dans l'Ain, le Rhône, le Jura, le Doubs et dans une petite zone du Sud-Ouest où la vaccination et l'absence de foyer ont permis de lever les restrictions de mouvements, est-il précisé dans un communiqué. Des conditions et garanties sanitaires (examen clinique, certificats, délai depuis la vaccination) sont exigées.
« Les négociations se poursuivent pour étendre cette ouverture » aux zones du Sud-Ouest, où la vaccination préventive est encore en cours, ajoute le communiqué.
En 2024, la France, un des principaux exportateurs mondiaux d'animaux vivants et de génétique (2,8 milliards d'euros en 2024), a envoyé à l'étranger près de 1,3 million de jeunes bovins selon l'Institut de l'élevage, pour plus d'un milliard d'euros selon les douanes.
Ces veaux et broutards sont principalement envoyés pour se faire engraisser en Italie, premier client de la France qui avait rapidement conclu un premier accord cet automne pour accueillir des animaux vaccinés, et en Espagne.
Pour faire face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), la France a décidé de vacciner l'intégralité des bovins dans les zones réglementées autour des foyers du virus, mais aussi dans plusieurs départements du Sud-Ouest, à proximité de ceux touchés, pour former un « cordon sanitaire ».
Outre l'interdiction de mouvements d'animaux dans les zones réglementées, la vaccination, même préventive, fait perdre aux zones concernées le statut « indemne » qui permet d'exporter sans contraintes sanitaires.
Des accords bilatéraux
Les mouvements d'animaux ne peuvent légalement reprendre dans une zone réglementée que 28 jours après la vaccination de 75 % du cheptel et 45 jours après la détection du dernier cas. La reprise des exportations est toutefois conditionnée à des accords bilatéraux conclus avec le pays de destination.
Des accords ont été conclus avec l'Italie, qui accepte depuis plusieurs mois des animaux vaccinés en Auvergne-Rhône-Alpes et depuis le 18 janvier en Bourgogne-Franche-Comté, mais aussi avec la Suisse, 10e client de la France en 2024 pour les animaux vivants et la génétique, et l'Egypte, avec qui les échanges sont toutefois bien moins importants.
Le Kosovo, « débouché particulièrement important pour les éleveurs du Jura » selon le ministère, accepte également des animaux vaccinés depuis jeudi.
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