« Des augettes individuelles et escamotables »
C omment être sûr que ses vaches mangent tout l'aliment qu'on leur distribue au cornadis… et que ce n'est pas la voisine qui se charge de finir son assiette ? Emmanuel Bergier a trouvé la parade…
Un bon point pour ce producteur de lait bio à comté qui achète tout son aliment (420 à 460 euros la tonne) pour complémenter, l'hiver, le foin-regain de sa quarantaine de montbéliardes (6 000 kg de lait et 0,8 à 1 t d'aliment par vache laitière). Ici, le VL18 auquel s'ajoutent parfois des bouchons de luzerne, est distribué dans des augettes individuelles au cornadis. On en compte une par place sur 48 des 56 places disponibles (les huit restantes sont réservées en bout de stabulation aux taries ou génisses à inséminer).
En fait d'augettes, il s'agit de seaux en plastique, emboîtés chacun dans un fer rond, soudé sur un cadre en tube carré creux de 30 x 30 mm. Cela à raison de huit seaux par cadre, ce dernier étant renforcé en son milieu par un fer plat. Objectif recherché : disposer d'un ensemble assez léger pour être relevé aisément par un treuil électrique. Pour se faire, l'ensemble pivote sur le haut du cornadis où il est monté sur un axe, tiré par un câble en acier. Un système de poulies et de renvois d'angles fixés sur les pannes de la toiture permet de synchroniser le levage.
Ces cadres sont conçus pour qu'en position baissée, le bord du seau soit déporté d'environ 60 cm du cornadis, ménageant de la place pour que les vaches qui le désirent, puissent manger du foin. Ils sont aussi dimensionnés à la distance entre les poteaux pour qu'en position relevée, ils s'escamotent complètement du côté des animaux. Le détail a son importance quand il s'agit, comme ici, d'apporter dans le couloir de distribution le foin en vrac pour huit jours avec le tracteur et l'auto-chargeuse, sans accrocher les porte-seaux.
JEAN-MICHEL VOCORET
Pas de brouette à concentrés, mais ce réservoir suspendu poussé sans effort le long du cornadis. Bien plus pratique aussi qu'une brouette dans ce couloir d'alimentation où sont stockés les besoins de foin en vrac des vaches laitières pour huit jours
Les six porte-sceaux se relèvent en pivotant sur le haut du cornadis. Montés au maximum (ci-contre), ils s'escamotent jusqu'au-dessus des vaches laitières. Pas de risque de les accrocher avec un tracteur.
Les six porte-sceaux se relèvent en pivotant sur le haut du cornadis. Montés au maximum (ci-contre), ils s'escamotent jusqu'au-dessus des vaches laitières. Pas de risque de les accrocher avec un tracteur.
L'ensemble des cadres porte-seaux, réalisés en tube carré de 30 x 30 mm, est assez léger pour être relevé par un treuil électrique. Un système de poulies et de renvois d'angles permet de synchroniser le levage ou la descente.
L'ensemble des cadres porte-seaux, réalisés en tube carré de 30 x 30 mm, est assez léger pour être relevé par un treuil électrique. Un système de poulies et de renvois d'angles permet de synchroniser le levage ou la descente.
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