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RollandAnnée record pour le spécialiste breton des remorques et matériel d’épandage

Jean-Yves Augereau, directeur commercial de Rolland au dernier Sima : « Sur les bennes monocoques, on a plus de 15 % de parts de marché, preuve que le succès de nos modèles Rollfarm et Rollspeed ne se dément pas » (©Antoine Humeau)
Jean-Yves Augereau, directeur commercial de Rolland au dernier Sima : « Sur les bennes monocoques, on a plus de 15 % de parts de marché, preuve que le succès de nos modèles Rollfarm et Rollspeed ne se dément pas » (©Antoine Humeau)

Avec un chiffre d’affaires record de 45 millions d’euros sur son dernier exercice, l’entreprise de Tréflévenez (Finistère) est numéro 1 sur les bennes et bétaillères.

Sans doute y a-t-il un effet trompe l’œil dans ce chiffre d’affaires record réalisé par Rolland au cours de son dernier exercice (septembre 2021- septembre 2022). La hausse des prix des matières premières, donc l’augmentation des prix des engins vendus, est l’une des causes de cette progression qu’affiche la firme bretonne. Mais le leader français du véhicule agricole remorqué a aussi développé sa capacité de production. Sur les douze derniers mois, elle a commercialisé 1 500 véhicules, soit 7 % de plus que l’année précédente.

Dans le marché atomisé de la benne agricole, Rolland conforte sa première place avec 12 % des parts de marché et quelque 550 véhicules commercialisés (+ 1,4 %). « Sur les bennes monocoques, on a plus de 15 % de parts de marché, preuve que le succès de nos modèles Rollfarm et Rollspeed ne se dément pas », observe le directeur commercial Jean-Yves Augereau.

L’entreprise finistérienne, qui emploie quelque 240 collaborateurs, est également n°1 sur les bétaillères avec 22 % des parts de marché en France, loin devant Cosnet (15 %) et Bruneau (11 %). Elle passe aussi en première place (pour la fois) sur les plateaux, devant Cosnet.

Un avenir incertain

Sur les épandeurs, un marché où trois acteurs réalisent à eux seuls deux tiers du volume, l’entreprise bretonne reste n°3 avec 19 % de parts de marché derrière Sodimac (24 %) et Jeantil (21 %). Ces trois constructeurs voient tous néanmoins leur part de marché s’éroder.

Malgré cette bonne santé apparente, l’avenir s’annonce incertain pour les constructeurs, dans le contexte de flambée des coûts des matières premières. Jusqu’à quand pourront-ils répercuter les hausses ? « La situation actuelle est totalement folle. Par la force des choses, il n’y aura plus de commandes quand les prix seront trop élevés pour nos clients agriculteurs », s’était alarmée la directrice générale de Rolland Myriam Emily fin août dernier dans les colonnes du Télégramme.

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