« Le temps et le protocole choisi nous a donné raison, puisque depuis le 2 janvier, nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse, et que aujourd'hui même (...), nous levons toutes les zones réglementées, à l'exception d'un tout petit morceau des Pyrénées-Orientales, qui dépend d'un cas en Espagne », a déclaré la ministre sur France Inter.
« Ça veut dire qu'on reprend une vie normale, qu'on peut à nouveau commercer, qu'on peut à nouveau bouger ces animaux », a-t-elle dit.
Une vaste zone du Sud-Ouest, qui était en « zone réglementée » passe donc en « zone vaccinale », avec la levée des principales restrictions sur les mouvements d'animaux. Toutefois, les exportations restent soumises à des déclarations et un accord bilatéral entre pays.
Vendredi matin, plusieurs préfectures du sud-ouest (Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées ou Ariège) ont communiqué sur ce basculement, rendu possible par « l'évolution favorable de la situation sanitaire ». Le passage en zone vaccinale implique que « les bovins valablement vaccinés depuis au moins 28 jours peuvent circuler librement » dans la zone « sans laissez-passer sanitaire », détaille par exemple la préfecture de l'Ariège, département dans lequel l'abattage, début décembre, d'un troupeau aux Bordes-sur-Arize avait été le point de départ de plusieurs semaines d'expression de la colère agricole.
À ce jour, plus de 3 500 bovins ont été abattus sur un cheptel de près de 16 millions de têtes.
Le gouvernement a privilégié un protocole sanitaire s'appuyant sur l'abattage total d'un foyer dès l'apparition d'un cas, pour éviter la propagation de la maladie, transmise par des moucherons piqueurs, et sur la vaccination.
Près de deux millions de bêtes ont été vaccinées en tout depuis l'apparition de la maladie en France en juin. La vaccination sera reconduite dans certaines zones en 2026.
Cette stratégie, soutenue par l'alliance majoritaire FNSEA-JA est contestée par les deux autres grands syndicats agricoles, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, qui demandent son assouplissement.
Pour la première fois depuis la création du Salon de l'agriculture en 1964, les bovins seront absents, les organismes de sélection des races ayant décidé « par précaution et par solidarité » avec les éleveurs touchés par la dermatose de ne pas présenter leurs animaux.
A la veille de l'ouverture du salon, Annie Genevard a redit qu'elle respectait cette décision. « Il n'y aura pas de boycott du Salon de l'agriculture, le fait qu'il n'y ait pas de bovins résulte plutôt d'une prudence sanitaire que d'une décision politique », a-t-elle ajouté.
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