« À l'issue des échanges, une large majorité des participants s'est prononcée en faveur du renouvellement de la vaccination dans les zones concernées par la maladie en 2025 : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie », a indiqué le ministère dans un communiqué.
La vaccination contre la DNC sera à nouveau obligatoire et prise en charge par l'État. Son déploiement sera décidé au niveau régional, a précisé le ministère. Le vaccin contre la dermatose bovine étant efficace entre 12 et 18 mois, toutes les régions n'en sont pas au même stade.
En Savoie et Haute-Savoie, berceau de la maladie arrivée en juin 2025 en France, la campagne de vaccination a eu lieu au cours de l'été dernier. Cette saison est par ailleurs propice à la transmission de la maladie par des mouches piqueuses et les taons. En Bourgogne-Franche-Comté, les bêtes ont pour la plupart été vaccinées à l'automne.
Trois scénarios
Dans dix départements du Sud-Ouest, dont deux en Nouvelle-Aquitaine et le reste en Occitanie, la vaccination s'est intensifiée à partir de la mi-décembre. Depuis, 96,5 % des bovins ont été vaccinés dans la région, soit 697 284 bêtes à la date du 29 janvier, selon le dernier bilan du ministère.
Trois scénarios ont été présentés lundi au « Parlement du sanitaire » (Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale, CNOPSAV) : l'arrêt de la vaccination, la poursuite de la vaccination dans les zones déjà concernées, ou encore l'extension de la vaccination à tout le territoire métropolitain, comme le demande la Coordination rurale.
Les autorités ne sont toutefois pas favorables à cette dernière option qui suspendrait le statut indemne de la France lui permettant d'exporter sans contraintes. La Coordination rurale a été le fer de lance, avec la Confédération paysanne, de la contestation de la stratégie sanitaire du gouvernement, qui a attisé la colère agricole en décembre.
Ces deux syndicats demandent notamment la fin de l'abattage total d'un foyer à partir du moment où un cas est recensé dans un troupeau. Aucune évolution n'a été annoncée en ce sens lundi. Le gouvernement a mandaté le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) pour évaluer d'ici au printemps si ce protocole peut évoluer dans les zones ayant atteint l'immunité vaccinale.
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