La question est sur toutes les lèvres : la dermatose nodulaire contagieuse est-elle derrière nous ? À la tribune de l’Académie vétérinaire de France, Olivier Debaere, directeur de crise au ministère de l’agriculture ne peut être catégorique, mais sa réponse pousse à l’optimisme. « Nous sommes plus de 28 jours après la détection du dernier foyer, cela correspond grosso modo au temps d’incubation de la maladie ».
L’occasion pour l’Académie d’effectuer une rétrospective sur la gestion de crise. Depuis le 29 juin, date du premier cas de DNC en Savoie, la France a comptabilisé 117 foyers de dermatose répartis sur 82 élevages. Parmi les foyers, 80 se concentrent en Auvergne-Rhône-Alpes, 8 en Bourgogne-Franche-Comté, et 29 foyers en Occitanie.
Nous pensions être sortis de la maladie à la fin de l’été
« Nous pensions être sortis de la maladie à la fin de l’été », détaille Olivier Debaere. Un peu moins de deux mois séparent l’apparition du premier foyer dans les Savoies, et la détection du dernier foyer de la zone, le 22 août. « Nous sommes parvenus à maîtriser la maladie au plus fort de l’activité vectorielle, sur une période pas forcément évidente pour mener des campagnes de vaccination compte tenu des congés, et avec des animaux répartis en estive ».
Malheureusement, la dermatose à repris en octobre, avec toutefois moins de cas que pendant les premières semaines de la maladie. Mais les cas occitans ont eu beaucoup plus de résonance que les cas savoyards « on a l’impression que la DNC n’a été qu’en Occitanie », note Olivier Debaere. L’impact réel de l’épizootie sur les territoires n’a pas été proportionnel à son impact psychologique, ou médiatique.
Au total, 3 518 bovins ont été dépeuplés. « Pour l’éleveur, chaque dépeuplement est vécu de manière douloureuse », poursuit le vétérinaire. Mais la répartition des bovins a bien souvent permis de limiter la casse. Ainsi, les deux tiers des foyers dépeuplés comptaient 20 bovins ou moins.
Levée de toutes les zones réglementées pour le 27 février ?
Actuellement, l’intégralité des bovins de zone réglementée en Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté sont vaccinés. « Il reste encore quelques récalcitrants à la marge. Les autorités sanitaires leur mettent la pression ». Dans le Sud-Ouest, 96 % des bovins sont vaccinés. La rapidité avec laquelle s’est déployée la vaccination est à souligner : les premières doses ont été administrées seulement 19 jours après la détection du premier cas.
Si bien qu’actuellement, le ministère de l’agriculture commence à songer à la levée des zones réglementées. Sauf évolution défavorable de la situation sanitaire en France et en Espagne, le 20 février, veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, la zone réglementée qui couvre une bonne partie de l’Occitanie sera levée. Seule une partie des Pyrénées-Orientales resterait confinée, jusqu’au 27 février.
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