Assurer l’expression du potentiel génétique, ça se joue dès la phase de préparation au vêlage. « Les conditions d'élevage des génisses ne doivent pas être reléguées derrière les vaches laitières, au contraire », assure un nutritionniste d'Avenir Conseil Élevage.
« Les deux lots essentiels en élevage laitier sont les prépa-vêlages et les 0-6 mois, car c’est à ce moment que se jouent les futures performances laitières », assure Benoît Verriele, responsable des services aux éleveurs et nutritionniste chez Avenir Conseil Élevage, à l’occasion d’une formation "Bien nourrir et loger ses génisses".
Pour lui, ces lots sont trop souvent dans l’ombre des vaches laitières, à tort. « Ils devraient avoir les meilleurs bâtiments en termes de ventilation, d’ambiance, et les meilleurs fourrages de l’exploitation », assure-t-il. Le technicien prône le suivi régulier des animaux, par le biais de pesées afin de suivre l’évolution du GMQ des veaux, ou encore la mesure de la qualité du colostrum avec un réfractomètre.
Préserver tout le potentiel des génisses.
Pour Benoît Verriele, « peu importe les choix pratiques – par exemple sevrage précoce ou tardif –, l’objectif est de préserver tout le potentiel des génisses.
Dès la phase 0-6 mois, les conditions d’élevage ont un impact sur l’expression du potentiel de l’animal, et donc sur sa carrière à venir, c’est la notion d’épigénétique ». L’épigénétique consiste en la modulation de l’expression génétique sans modification du génome. « C’est notamment l’environnement dans lequel évolue l’animal, ainsi que la conduite du dernier mois de gestation et des premiers jours de vie qui vont impacter sa future carrière.
À titre illustratif, le développement des glandes mammaires se fait de la naissance au 56ème jour de vie uniquement, par conséquent, on vise le doublement du poids de naissance en 56 jours », explique-t-il.
Pour 100g de GMQ en plus sur les deux premiers mois de vie, le gain est estimé à 255 litres de lait supplémentaires sur la première lactation de l’animal. « Par l’optimisation du GMQ dès le plus jeune âge, on diminue l’âge à la première saillie, l’âge au vêlage et on augmente le poids au premier vêlage », lance le technicien. Viser de telles performances nécessite un suivi drastique de l'alimentation, et pour cela, Benoît Verriele certifie : « On ne sèvre pas un veau tant qu’il n’ingère pas assez d’aliment solide pour avoir 1 kg de GMQ. »
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