« On constate encore aujourd'hui des taux de mortalité des veaux de 10 à 12 % en élevage, ce qui reste assez élevé », remarque Nicolas Lair, responsable du pôle génisses pour Seenergi. « Il y a souvent trop de génisses élevées dans les élevages laitiers mais peu de contrôles autour, comme les pesées. » En effet, moins de 6 % des élevages laitiers français pèsent leurs génisses. Cela génère un fossé entre les objectifs fixés et les performances réelles.
1500 à 1700 €/génisse
Ces génisses coûtent cher à élever : entre 1 500 et 1 700 € (en intégrant les charges opérationnelles et de structure), selon l'expert. Et 40 % des charges sont investies avant 6 mois.
Voici ses conseils pour mieux optimiser cet atelier :
- travailler la prise en charge autour du vêlage, avec l'apport de colostrum, la désinfection du nombril et le maintien de la température corporelle du veau ;
- en phase lactée, apporter le plus de lait au plus vite, « le fameux 8 litres de lait à 8 jours » ;
- favoriser l'ingestion de concentrés dans le plan d'allaitement ;
- apporter des conditions d'élevage optimales, avec une pression sanitaire maîtrisée.
Viser un GMQ de 1200 g pour atteindre 200 kg à 6 mois.
« On peut simplifier ses méthodes de travail autour des génisses pour réduire la pénibilité, mais seulement s'il y a de la rigueur. Aujourd'hui, il n'y a pas de méthode. Peu d'éleveurs pèsent leurs génisses et suivent des process bien cadrés car c'est là que ça pèche. »
https://www.dailymotion.com/video/x91v66m
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