Si la France se trouve confrontée à une augmentation significative de foyers animaux de grippe aviaire et à des cas humains sévères au contact d'animaux infectés, la vaccination des personnes exposées au virus sera nécessaire, a recommandé mardi la Haute autorité de santé (HAS).
Bien qu'elle juge « impossible, à ce stade, de prédire précisément l'évolution du virus », la HAS, saisie par le ministère de la Santé, « recommande la vaccination avec le vaccin prépandémique Zoonotic Influenza Vaccine (H5N8) en cas d'augmentation des foyers animaux, malgré les mesures barrières mises en place, et en présence de cas humains sévères ». Cette situation nécessiterait, selon elle, de « protéger les personnes exposées », grâce à deux injections de vaccin « espacées de trois semaines ».
Celui du laboratoire Seqirus, seul à bénéficier d'une autorisation de mise sur le marché en Europe, protège contre les souches de virus influenza aviaire H5N1 circulant dans le monde.
En revanche, la détection d'un seul cas humain de grippe aviaire sur le territoire, autochtone ou importé, ne justifie pas une vaccination prépandémique, juge la HAS, qui a défini plusieurs scénarios.
« L'objectif de la vaccination est avant tout d'éviter le développement de formes sévères en cas de contamination et, potentiellement, de réduire le risque de contamination de l'humain par l'animal », expose l'autorité.
En cas de contexte prépandémique, vacciner en priorité les éleveurs
Dans le scénario envisagé, la HAS recommande de vacciner prioritairement plusieurs catégories : éleveurs de volailles (et de bovins, le cas échéant), personnel technique des laboratoires de diagnostic et de recherche vétérinaires, personnel de laboratoire manipulant le virus pour l'investigation de cas humains, techniciens et vétérinaires avicoles, personnel réalisant l'abattage d'urgence, équarisseurs.
Ces recommandations correspondent à « un contexte prépandémique », souligne la HAS, et « sont susceptibles d'être révisées en fonction de l'évolution de la situation sanitaire », notamment dans les autres pays.
La diffusion de la grippe aviaire aux Etats-Unis, parmi les élevages de volailles mais aussi de bovins, a fait monter les craintes d'un phénomène similaire en France, alors que le pays est indemne depuis plusieurs semaines grâce à la vaccination des canards.
Début février, les autorités sanitaires ont assuré être « pleinement mobilisées » face à la situation étasunienne, marquée notamment par 70 cas de transmission à l'homme, dont un décès. D'autres cas humains ont été identifiés dans le monde, dont un au Mexique il y a quelques jours et un en Europe début 2025.
A ce jour, aucune transmission entre humains n'a été enregistrée.
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