Le ministère de l'agriculture a annoncé vendredi le lancement de la campagne vaccinale contre la maladie hémorragique épizootique (MHE), une épizootie qui touche particulièrement les bovins pour laquelle deux millions de doses ont été commandées fin août.
La stratégie vaccinale, qui a entre-temps été définie, « vise à limiter la progression de la maladie par la mise en place d'une zone tampon vaccinale », explique le ministère dans un communiqué. Cette zone tampon, de 50 kilomètres de large, s'étire en diagonale, de la baie du Mont-Saint-Michel au delta du Rhône, touchant 21 départements.
Les exploitations situées dans les communes à l'intérieur de cette zone tampon « pourront bénéficier des doses gratuites et les troupeaux ainsi immunisés contribueront à freiner la maladie », selon le ministère.
Les quelque 781 foyers de MHE recensés depuis le 1er juin en France se situent à l'ouest de cette bande coupant la France en deux, selon le dernier bilan arrêté au 12 septembre.
La zone vaccinale contre la MHE
Les deux millions de doses commandées par l'Etat pour plus de 9 millions d'euros permettent de vacciner un million de bovins. De quoi « vacciner dans cette zone une part suffisante d'animaux pour obtenir une immunité de troupeaux et freiner significativement la progression de la maladie », explique-t-il.
Détectée pour la première fois en septembre 2023 en France et en dormance dans les élevages ce printemps avant de ressurgir, la MHE est transmise par un moucheron.
Comme pour la fièvre catarrhale ovine (FCO), qui sévit également en France, la détection de la MHE n'entraîne pas l'abattage des bêtes, contrairement à la grippe aviaire.
FCO et MHE ne sont pas transmissibles à l'homme mais peuvent affaiblir les troupeaux, être fatales à des petits pendant la gestation et, dans certains cas, conduire à la mort des animaux.
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