« Les éleveurs sont appelés au calme, parce que les vétérinaires sont leurs partenaires depuis toujours », affirme Jacques Guérin, président du Conseil national de l’Ordre vétérinaire (CNOV). Ce mardi 16 décembre à 11 heures, le Conseil national de l’ordre des vétérinaires (CNOV), la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV) et le Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL) ont tenu une conférence de presse à propos de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Voici les mesures annoncées.
Des mesures nécessaires
« Les mesures mises en œuvre sont nécessaires. Nous en sommes persuadés, sinon nous ne les défendrions pas », assure Stéphanie Philizot, présidente de la SNGTV. Pour elle, ces dernières sont proportionnelles à la gravité de la maladie : « celle-ci est classée A dans la classification des maladies animales, elle est hautement contagieuse, avec des impacts sur la productivité, mais aussi en termes de bien-être animal », poursuit-elle.
Selon Stéphanie Philizot, les moyens disponibles aujourd’hui ne permettent pas de de différencier les animaux sains, en incubation ou subcliniques, d’où les abattages totaux. « C’est une lutte collective, seule une immunité collective, large et solide permettra de venir à bout de la maladie. » Pour elle, la réussite du protocole repose sur trois piliers : le dépeuplement des élevages touchés, la précocité de la détection qui relève de la responsabilité des éleveurs, et l’absence de déplacement des animaux.
Des intimidations et menaces « inacceptables »
Jacques Guérin rappelle que « la lutte collective a permis de sortir le cheptel français de nombreuses maladies par le passé, tel que la fièvre aphteuse ».
Face aux hostilités du monde agricole à l’égard de la profession vétérinaire, le président du CNOV annonce que certains professionnels peuvent utiliser leur droit de retrait lorsque la sécurité n’est pas assurée, ou encore compte tenu des relations établies au fil des années avec leur patientèle. Mais « les intimidations connues ces derniers jours sont inacceptables, la situation se dégrade de manière très nette », lance-t-il avec fermeté. Avant de poursuivre : « On ne peut pas exercer son métier en étant entouré par les forces publiques. »
D’après Julien Le Tual, vice-président de l’UEVP (praticiens de la fédération vétérinaire européenne), « le dépeuplement doit rester une alternative lorsqu’il n’y a pas d’autre solution possible, et malheureusement pour l’instant, le dépeuplement est la seule solution envisageable » déplore-t-il, avant de conclure : « C’est une décision prospective. »
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