« On est là pour vérifier que les camions de bovins qui circulent ne viennent pas » des foyers déclarés de dermatose, essentiellement situés dans le sud de la France, explique à l'AFP Marie-Amélie Rouxel, une fonctionnaire de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) d'Ille-et-Vilaine.
À ses côtés, deux collègues tiennent des cartes identifiant les départements touchés. Assistés par deux gendarmes, ils procèdent aux contrôles au milieu des beuglements, sur la commune de Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Marie-Amélie Rouxel vérifie les passeports des animaux transportés, ainsi que les bordereaux sanitaires précisant leur lieu de départ.
Les deux premiers véhicules de la journée sont conformes, puisqu'ils proviennent de Bretagne et des Pays de la Loire, deux régions pour l'instant épargnées par l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Les autorités ont annoncé un renforcement des contrôles pour éviter l'arrivée du virus dans le nord-ouest de la France, grande région d'élevage.
« Mesures de précaution »
« Le Grand Ouest reste totalement indemne de cette épizootie qui serait catastrophique pour nous », déclare à l'AFP le sous-préfet de Fougères-Vitré, Gilles Traimond. « Toutes les mesures de précaution doivent être prises » pour empêcher la contagion.
Des contrôles sont également menés à proximité des lieux de parcage des animaux, comme à l'entrée du site de l'entreprise VanDrie de Châteaubourg, à une vingtaine de kilomètres à l'est de Rennes. Le site voit passer 2 000 à 2 500 veaux par semaine.
« C'est important de faire des contrôles actuellement des mouvements d'animaux car on est en période de développement de cas sporadiques à distance par rapport aux foyers de dermatose bovine existants », souligne Sophie Thomas, cheffe du service santé et protection animale de la DDPP.
La dermatose ? « Je n'espère pas que ça viendra, mais on ne sait jamais », soupire, à côté d'elle, le responsable des achats de VanDrie, Jean Marc Buan. Le chauffeur d'un des camions inspectés mardi, Jérôme Nicolas, collabore mais se montre fataliste. Pour lui, les contrôles « ne changeront pas grand chose, la maladie est là (...), on ne peut rien y faire ».
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