6,4 millions de doses de vaccins, dont 1,1 million pour les ovins et 5,3 millions pour les bovins, seront ainsi gratuitement fournies par l'Etat aux éleveurs des Hauts-de-France, de Normandie, d'Ile-de-France, du Grand Est, du Centre-Val de Loire et de Bourgogne-Franche-Comté, a précisé le ministère.
Huit régions qui correspondent au territoire qui avait atteint en 2007 par un autre sérotype de la fièvre catarrhale ovine.
Si pour le ministère, « la priorité est d'assurer une couverture vaccinale maximale pour la protection des cheptels ovins qui sont les plus impactés en terme de morbidité et mortalité, l'intérêt de la vaccination des bovins est réel au vu des données disponibles sur les impacts sanitaires ».
La fièvre catarrhale ovine, également dite « maladie de la langue bleue », affecte principalement les ovins, les bovins et plus rarement des cervidés.
Elle n'est pas transmissible à l'homme.
Les symptômes incluent la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante ou encore la perte des petits en gestation.
Contrairement à la grippe aviaire, sa détection n'entraîne pas l'euthanasie des animaux.
Des cas qui se multiplient
Outre les deux foyers confirmés dans le nord de la France, près de la frontière belge, d'autres élevages sont considérés comme suspects, notamment dans les Ardennes où « seize autres élevages sont susceptibles d'êtres touchés » avait indiqué la préfecture des Ardennes vendredi.
La fièvre catarrhale ovine (FCO) est déjà présente en France, avec les sérotypes 4 et 8, mais les cheptels français n'ont développé aucune résistance au sérotype 3 de l'épisode actuelle, auquel ils n'ont jamais été confrontés.
Cette épizootie, - l'équivalent d'une épidémie chez les animaux -, a débuté aux Pays-Bas en septembre 2023.
Le virus a ensuite gagné en quelques semaines la Belgique, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
En Belgique et aux Pays-Bas, le nombre de foyers a augmenté très fortement ces derniers jours, atteignant 308 en Belgique selon l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire jeudi.
Les éleveurs concernés devront passer commande auprès d'un vétérinaire sanitaire, qui recevra le vaccin « à partir du 12 août », et pourront l'administrer eux-mêmes à leurs bêtes.
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