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Quand il faut ensiler à tout prix après un passage pluvieux de 200 mm en seulement deux jours, le chantier peut vite se transformer en scénario catastrophe. C'est ce qui s'est passé près de Pessac en Gironde en octobre dernier. Du matériel dans la boue et même après les efforts déployés, les agriculteurs ont fini par rebrousser chemin et ont été contraint d'abandonner la récolte dans le champ.
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Quand ensiler coûte que coûte devient le seul recours pour ne pas laisser la récolte de maïs ensilage dans les champs, le résultat peut être catastrophique. C'est ce qui s'est passé en octobre dernier à Pessac (Gironde). La grosse cavalerie est de sortie et pourtant ! Les câbles pour relier les tracteurs les uns aux autres n'y changeront pas grand chose.
Après un épisode pluvieux de 200 mm en seulement deux jours, certains secteurs peuvent connaître le pire. Surtout quand il s'agit d'ensiler pour ne pas dépasser la maturité. Sans compter qu'une nouvelle perturbation menace... exploitants et entrepreneurs se retrouvent leur matériel planté dans la boue.
Des conditions d'ensilage hors normes
Des conditions hors normes selon MrAgriFrance, qui filme et publie la vidéo sur sa chaîne YouTube. En clair, sous les 50 cm de sol tourbeux sableux, la roche baptisée Allios empêche l'eau de s'infiltrer. Impossible pour le sol de réessuyer. C'est ce qui explique que parfois, jusqu'à deux tracteurs reliés par des câbles, tractent l'ensemble tracteur benne ensilé jusqu'au cou.
Jumelage, chaînes... tous les moyens sont bons pour tenter d'évacuer la récolte jusqu'au silo. La chargeuse à bras télescopique JCB tente même de pousser les attelages en sortant le mât télescopique. L'ensileuse John Deere est jumelée à l'avant. Rien n'y fait, les agriculteurs finissent par battre en retraite et décident d'abandonner la récolte. Le maïs sera récolté sec un peu plus tard à l'aide d'une moissonneuse-batteuse à chenilles, si toutefois les conditions le permettent.
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