Quatre stations expérimentales ont été mises à contribution pour évaluer l’intérêt d’une ration à base d’ensilage d’herbe pour l’engraissement des JB. S’il est possible d’obtenir les mêmes performances qu’avec une ration en base maïs, le résultat est beaucoup plus aléatoire, et conditionné à la qualité du fourrage récolté.
Et si on engraissait les jeunes bovins à l’herbe ? D’après les travaux du projet Bovin Diffusion, « c’est possible, mais risqué ». Dans un Webinaire, Jérémy Douhay, chargé de projet engraissement à l’Institut de l’élevage revient sur les essais réalisés sur plus de 600 jeunes bovins charolais.
Les chercheurs ont mis en concurrence deux rations ad libitum pour l’engraissement des jeunes bovins. Une ration de type amidon : « la ration traditionnelle d’engraissement » résume Jérémy, et une ration cellulosique avec « de l’ensilage d’herbe, de la pulpe de betteraves déshydratée et des concentrés ».
Le maïs, moins aléatoire que l’herbe
Résultat : les bovins engraissés avec une ration à base de maïs ont présenté de meilleures performances. « Les animaux à l’ensilage de maïs sont à 1,6 kg de GMQ, contre 1,4 kg à l’herbe, mais les moyennes cachent de très grandes variabilités de performances selon les lots d’animaux », explique Jérémy Douhay.
L’engraissement à l’herbe demande une grande maîtrise de la culture de l’herbe… « L’objectif était d’avoir un fourrage au-dessus des 0,85 UFV/kg de MS, avec un taux de MAT entre 12 et 14 %. » Mais selon les années et les aléas climatiques, difficile de bénéficier de la qualité souhaitée. « Sur la ferme de Jalogny, deux récoltes d’herbe sur trois n’ont pas donné un fourrage de qualité suffisante pour l’engraissement. Il n’y a qu’en 2017 que nous avons récolté une herbe à 0,9 UFV et 15 % de MAT », précise l’expert.
Mais cette année-là, les performances des JB ont monté en flèche. « On observe un écart d’ingestion de 1,5 kg de MS par jour entre les bonnes années fourragères et les mauvaises, avec un gain de GMQ de 500 g lorsque l’herbe est de qualité. »
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