Si la mise en place des quotas laitiers a traumatisé une génération d'éleveurs, chacun s'est ensuite adapté en fonction de sa culture, de ses objectifs. Gestion administrée en France, création de marchés de quotas en Europe du Nord... Il faudra encore du temps pour dresser le bilan de cette politique. Aujourd'hui, l'enjeu est de savoir comment les producteurs vont évoluer dans un monde sans quotas. Nous en avons rencontré quelques-uns, en France et en Europe, pour voir comment ils avaient préparé l'échéance, et quels projets ils avaient pour leur exploitation. Certains, longtemps frustrés, tels les Irlandais, se préparent depuis longtemps à un fort développement, convaincus que leur compétitivité fera la différence. Aux Pays-Bas, les contraintes environnementales et le prix du foncier freinent, sans casser le dynamisme. Les Allemands misent sur le développement des volumes, souvent couplé à la méthanisation. Et en France aussi, on sent une confiance dans l'avenir du lait, même si les projets restent modestes. Beaucoup d'éleveurs considèrent le manque de main-d'oeuvre comme un facteur limitant. Tous ont intégré les risques liés à la volatilité et avouent leur inquiétude face au fléchissement actuel du prix.
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