DÉTECTION DES CHALEURS LABORIEUSES, RETOUR DE CHALEURS APRÈS L'INSÉMINATION et, finalement, recours au taureau pour assurer la reproduction de l'ensemble du troupeau : bon nombre de producteurs vivent aujourd'hui ce scénario. Le découragement, voire le sentiment de ne pas être de bons éleveurs les guettent. Heureusement, les travaux de recherche apportent des éclaircissements. Que disent-ils ? Les scientifiques constatent que la prim'holstein est devenue inadaptée à une conduite en vêlages groupés sur trois à quatre mois. La sélection focalisée sur le lait a altéré la fonction de reproduction de la race. Des IA à partir de cent jours sont aujourd'hui plus appropriées. Des éleveurs l'ont compris. Plutôt que de subir cette évolution, ils organisent leur saison d'insémination et, plus globalement, leur système d'alimentation en allongeant volontairement l'intervalle vêlage-vêlage. Les éleveurs des autres races n'échappent pas aux problèmes de reproduction. Ceux qui sont à la recherche d'une plus grande productivité laitière détectent moins bien les chaleurs que leurs collègues. C'est que ce domaine ne renvoie pas à un problème racial mais au niveau de production.
DOSSIER RÉALISÉ PAR CLAIRE HUE, AVEC NICOLAS LOUIS
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