DIFFICILE DE SE PROJETER DANS LES DIX À QUINZE PROCHAINES ANNÉES alors que l'on peine à se relever de la crise de 2009 et que la sécheresse 2010 va peser sur la trésorerie. Pourtant, c'est bien le message qu'envoient aujourd'hui les instituts techniques et de recherche au secteur laitier. Ils lancent des programmes pour identifier les solutions innovantes, capables à la fois de répondre à la demande environnementale croissante de la société et de résister aux fluctuations du prix du lait et des céréales, et de l'approvisionnement protéique. Sans oublier la dimension travail. Elle concerne, bien sûr, les structures en plein développement mais aussi les élevages de taille plus réduite. Pour eux aussi, des réponses appropriées peuvent être imaginées.
Cette mutation peut susciter la crainte de plus de contraintes et d'une distorsion de concurrence par rapport aux voisins européens. Les éleveurs qui ont enclenché le mouvement sur leur exploitation apportent des solutions rassurantes : elles vont dans le sens d'une réduction des coûts de production. De plus, l'évolution envisagée des pratiques ne concerne pas le proche immédiat : la recherche n'en est qu'aux balbutiements.
DOSSIER RÉALISÉ PAR ANNE BRÉHIER, DOMINIQUE GRÉMY, CLAIRE HUE ET PASCALE LE CANN
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