UN CERTAIN NOMBRE D'EXPLOITATIONS, modernisées et mises aux normes il y a une dizaine d'années, entament une nouvelle phase. Leur agrandissement par la reprise d'une ferme voisine, l'installation d'un ou plusieurs associés, avec plus de lait à la clé, obligent à augmenter les capacités de logement devenues insuffisantes. Les systèmes paillés, souvent conservés lors des mises aux normes, offrent de véritables perspectives d'évolution, sans se lancer dans des investissements onéreux. L'extension de la surface de couchage par la suppression de la fumière, généralement couverte et accolée à l'aire paillée, et la transformation de la stabulation en logettes peuvent suffire à accueillir les vaches supplémentaires. L'absence de construction réduit le montant du nouvel investissement. Celui réalisé il y a dix ans entame une deuxième vie. Une valorisation d'autant plus importante que, bien souvent, son remboursement n'est pas encore achevé. Sans oublier l'économie consécutive à la suppression de l'aire paillée qui finance une partie de la nouvelle annuité. En lançant des formations, la chambre d'agriculture du Calvados, avec laquelle ce dossier a été réalisé, a compris l'intérêt de ce type de transformation.
DOSSIER RÉALISÉ PAR CLAIRE HUE
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
La Commission européenne projette la perte de 2,85 millions de vaches d’ici 2035
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Asie, Afrique, Balkans… Comment les autres pays traitent la dermatose bovine ?
Moins de lait et plus de viande : Emmanuel Pouleur prépare sa « seconde partie de carrière »
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs
Décarbonation : transformer la contrainte en opportunité