DEGRÉ OU DE FORCE, le marché laitier européen avance vers le libéralisme et les éleveurs n'ont pas le choix : ils doivent s'adapter. La concurrence entre pays s'accentue. Le modèle français, qui se caractérise par un nombre important d'exploitations familiales de taille modeste, semble décalé comparé aux gros élevages d'Europe du Nord. Leur productivité du travail mais aussi leurs coûts de production les placent devant nous. C'est le résultat d'une restructuration très active chez eux depuis de nombreuses années. La France a choisi une autre voie et peut craindre aujourd'hui son manque de compétitivité. Nos voisins percent sur le marché hexagonal avec du lait payé autour de 200 €. Qu'en sera-t-il après 2015, quand les quotas auront disparu ? À première vue, nous sommes pénalisés par nos structures moyennes et notre faible productivité du travail, mais nous avons aussi des atouts. Les particularités de notre marché sont porteuses d'espoir. Tant que les Français apprécient des fromages ou des desserts lactés que personne n'imite encore, la valorisation du lait en France restera meilleure qu'ailleurs. Et n'oublions pas que ces produits trouvent aussi leur place sur les tables d'Europe du Nord.
PASCALE LE CANN AVEC CLAIRE HUE ET DOMINIQUE GRÉMY
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