Le Canada contrôle la production et le prix des œufs, de la volaille et du lait, grâce à des quotas annuels et à des taxes à l'importation, système jugé protectionniste par ses partenaires étrangers.
Mais avec l'entrée en vigueur ces dernières années du traité de libre-échange avec l'Union européenne (Ceta) et celui avec une dizaine de pays de l'Asie-Pacifique (TPP), Ottawa a accepté d'ouvrir un peu plus son marché aux producteurs étrangers, suscitant la colère des agriculteurs canadiens.
En annonçant ces brèches dans le système de « la gestion de l'offre », en place depuis les années 1970, le gouvernement de Justin Trudeau avait promis que des compensations seraient versées aux éleveurs. L'aide fédérale aux quelque 4 800 producteurs d'œufs et de volailles s'étendra sur 10 ans, a déclaré la ministre de l'agriculture, Marie-Claude Bibeau.
Mme Bibeau a également annoncé une accélération des versements de l'aide de 1,75 milliard de dollars accordée en 2019 aux quelque 10 000 producteurs laitiers du pays. Ceux-ci avaient reçu l'an dernier une première tranche d'aide de 345 millions de dollars et les 1,4 milliard de dollars restants leur seront versés sous forme de paiements directs dans les trois prochaines années.
À titre d'exemple, le propriétaire d'un élevage de 80 vaches recevra une compensation d'environ 38 000 dollars (24 000 euros) par année, a-t-elle dit.
Mme Bibeau a également répété l'intention du gouvernement d'offrir une « compensation complète et équitable » aux producteurs affectés par une plus grande ouverture du marché canadien dans le cadre du nouveau traité de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, en vigueur depuis cet été.
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