La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström estime qu'il faudra « deux ans au minimum » avant que l'accord commercial récemment conclu par l'UE avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) puisse entrer en vigueur.
« Deux ans, c'est réaliste », a avancé la commissaire suédoise lors d'un entretien avec l'AFP réalisé lundi. « Le traité de libre-échange devra être traduit dans les 23 langues européennes », puis faire l'objet d'« une révision légale », a-t-elle expliqué. « Ensuite, ce sera aux États membres » de le valider et de décider si le texte peut entrer en vigueur de manière provisoire, avant d'être soumis au vote du Parlement européen, a-t-elle détaillé, autant d'étapes qui prendront selon elle « deux ans au minimum ». Ce n'est qu'après avoir été ratifié par les parlements de l'ensemble des États membres que le texte sera définitivement entériné, une procédure qui prendra encore plus de temps et qui est aujourd'hui incertaine, étant donnée l'opposition qui s'exprime contre le texte dans certains pays.
L'annonce fin juin d'un accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur, après 20 ans de tractations, avait immédiatement provoqué une levée de boucliers, en particulier au sein du secteur agricole. Les producteurs de boeuf sont en première ligne de la contestation. Plusieurs milliers d'éleveurs ont manifesté la semaine dernière à Dublin. Certains pays européens ont affiché leur prudence, voire leurs doutes sur cet accord, notamment les grands pays agricoles comme la France, l'Irlande ou la Pologne. « Je note que certains n'ont pas vraiment lu cet accord et partagent des rumeurs, de fausses interprétations, qui font peur aux gens. Beaucoup de ceux qui travaillent aujourd'hui dans l'agriculture sont inquiets pour le futur. C'est normal. Mais on ne sacrifie vraiment pas l'agriculture dans cet accord », a insisté la commissaire suédoise.
Le texte suscite également des inquiétudes pour les conséquences qu'il pourrait avoir sur le plan environnemental, notamment au Brésil en raison des positions du président Jair Bolsonaro favorables à l'agro-business, à la déforestation et au recours massif aux pesticides. « Faire un accord commercial avec le Mercosur ne signifie pas que nous sommes d'accord avec les politiques de ces pays dans tous les domaines. Mais c'est une manière d'ancrer le Brésil dans l'accord de Paris » sur le climat, a répondu Mme Malmström. « Le président américain (Donald Trump) essaye d'assembler d'autres leaders politiques pour se joindre à lui et sortir de l'accord de Paris. Là, le président Bolsonaro a fait son choix. Il est venu avec nous », a-t-elle dit.
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