« Sur le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay, ndlr), nous l'avons toujours dit, pour ce qui concerne la filière bovine, le compte n'y est pas », a déclaré le ministre lors d'un point presse à Paris. Stéphane Travert s'exprimait à la veille de la reprise des négociations à Asuncion et de manifestations dans toute la France contre ce projet de traité, organisées par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, à trois jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture. Les agriculteurs français, « au moment où les exigences à leurs égards ne cessent de s'accroître, (...) vont subir des importations massives de produits dont les méthodes de production sont interdites en France », ont dénoncé les deux syndicats agricoles qui appellent à manifester mercredi, notamment devant les préfectures de régions, « afin de dire non aux accords avec le Mercosur ».
Selon l'agriculteur creusois et député LREM Jean-Baptiste Moreau, « Au sein de l'Union européenne, c'est la France qui bloque la conclusion d'un accord entre l'UE et le Mercosur, notamment à cause du volet viande bovine qui n'est pas satisfaisant, mais aussi à cause du volet sur les oléoprotéagineux. »
« Le compte n'y est pas », a répété le ministre de l'agriculture, une formule qu'il avait utilisée mot pour mot devant l'Assemblée nationale le 31 janvier dernier. « Aujourd'hui, il y a un contingent officiel qui est mis sur la table, qui est de 70 000 tonnes (de viande bovine sud-américaine qui entreraient chaque année en Europe sans droits de douane). La France souhaite « faire en sorte que ce contingent de 70 000 tonnes soit bien séparé entre viande fraîche et viande congelée, d'une part », a déclaré le ministre. Il a également souhaité que des conditions soient posées sur les standards de qualité et sanitaires en vigueur en France. « Nous soutenons la filière bovine aujourd'hui », a insisté Stéphane Travert, qui a ensuite rappelé les chantiers lancés pour aider la filière bovine hexagonale à monter en gamme. Il a également souligné le travail effectué par son gouvernement pour que les éleveurs français puissent exporter vers des pays comme la Chine, la Turquie, et l'Irak, entre autres. « Nous sommes douze pays européens à porter ce message de fermeté auprès de la Commission européenne et auprès de Phil Hogan (Commissaire européen à l'agriculture) sur cette exigence, et aujourd'hui nous tenons ce cap », a conclu le ministre.
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