« La France et l'Union Européenne se préparent à lâcher l'agriculture dans la négociation en cours sur le Mercosur », estime le premier syndicat français FNSEA, membre du syndicat européen Copa-Cogeca dans un communiqué intitulé « Mercosur : no pasaran ».
« Sur le plan économique, le sacrifice de la filière bovine est une évidence » ajoute le communiqué qui rappelle que la filière avicole est également menacée par ces négociations commerciales, « ainsi que la viande porcine, le sucre ou l'éthanol ». La Confédération paysanne estime que « l'Etat condamne les paysans ». Les importations d'Amérique du sud « vont déferler sur le marché européen et déstructurer un peu plus nos filières »: « Tout cela sans prendre en compte la traçabilité douteuse » des produits et leurs « conséquences néfastes sur l'environnement sur place : déforestation, culture de soja OGM.. »
La Coordination rurale pour sa part demande l'exclusion des produits agricoles du Mercosur et va écrire en ce sens aux députés français. Alors que le président Emmanuel Macron évoquait la semaine passée « les lignes rouges » à ne pas franchir sur cette négociation, « voici que cinq jours plus tard, les éleveurs apprennent que le contingent de viande bovine accordé au Mercosur pourrait passer de 70 000 à 99 000 tonnes ! », s'étonne le syndicat. Selon des sources concordantes européennes, l'UE serait prête à faire de nouvelles concessions en matière agricole, notamment sur le bœuf, afin de conclure l'accord commercial qu'elle négocie depuis plusieurs années avec les pays du Mercosur. La presse brésilienne faisait état pour sa part d'un contingent de 99 000 tonnes de bœuf, au lieu des 70 000 tonnes évoquées lors de l'offre de décembre, rejetée par l'UE à l'époque.
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