En 2015, la collecte de lait de vache (97 % de l'ensemble du lait) en France a été de 24,6 milliards de litres, soit une progression quasi-nulle (+ 0,1 %) par rapport à 2014, année record. Cette évolution contraste avec celle de l'ensemble des producteurs européens (+ 2,2 %), note le bulletin statistique Agreste.
Si le voisin allemand, premier producteur européen avec plus de 30 millions de litres, a lui aussi contenu sa production, les Pays-Bas et l'Irlande ont contribué à eux deux pour moitié à la croissance de la production de lait dans l'UE en 2015, confirme Agreste.
Six pays (Allemagne, France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie et Pologne) concentrent plus de 70 % de la production de l'Union européenne.
En 2016, cette tendance à une production contenue semble devoir se poursuivre en France, selon des chiffres communiqués récemment par l'organisme public FranceAgriMer : en cumul de janvier à juillet 2016, la production française a même observé un léger recul de 0,3 % par rapport à la même période en 2015.
Cette évolution s'inscrivait sur fond de crise de surproduction laitière mondiale et de cours en berne, avec, en France, un bras de fer entre producteurs et industriels.
Fin août, après une mobilisation nationale, le géant Lactalis a finalement accepté de payer 300 euros les 1.000 litres en décembre, contre 256,90 euros payés en juillet, alors un des prix les plus bas du marché.
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