Entre la filière laitière française, la meilleure au monde d’après une étude de FranceAgriMer, et la question de la cessibilité à titre onéreux des contrats laitiers, qui fait débat au sein de la profession, Terre-net Magazine n°57 propose un concentré d’articles sur le lait.
Le Sénat et le gouvernement veulent légiférer pour interdire la cession onéreuse des contrats laitiers. Un déni de la réalité économique selon plusieurs économistes, qui montre que la France a du mal à tourner la page des quotas. « La cessibilité des contrats laitiers contribuerait, je pense, à assainir et à moderniser les relations économiques », explique Jean-Marie Séronie, agro-économiste indépendant.
« Plutôt qu’une interdiction pure et simple, pourquoi ne pas envisager d’encadrer cette pratique et les hypothèses dans laquelle elle peut avoir lieu ? », propose quant à lui Jean-Baptiste Milliard, de Saf Agr’iDées. « Jeunes Agriculteurs s’oppose fermement à la cession onéreuse des contrats laitiers », martèle de son côté Étienne Fourmont, en charge du dossier lait pour le syndicat au niveau national. Retrouvez leurs trois avis dans la rubrique Tri angles du dernier numéro de Terre-net Magazine, p. 10-11.
Le secteur laitier français a de nombreux atouts
En dépit de ces controverses sur la cessibilité des contrats laitiers et des difficultés auxquelles sont confrontées les exploitations laitières en France, notre pays a la meilleure filière au monde, selon une étude de FranceAgriMer. Ce, parmi les 10 premiers fournisseurs et exportateurs de lait au niveau mondial. Les atouts de notre secteur laitier, selon Dominique Chargé, président du conseil spécialisé lait au sein de cet organisme : « La disponibilité de la ressource, le large panel de pays d’exportation, les performances technologiques et sanitaires des élevages, l’étendue de l’offre et bien sûr la puissance des industries de transformation. » Tous les détails dans la rubrique En avant marge, p. 16-17.
Aux antipodes, un berger peul collecte la traite quotidienne d’une vache plus maigre encore qu’une Prim’holstein anorexique, dans une seule bouteille d’eau minérale. Nous sommes au Burkina Faso, où les bovins sont si précieux que les éleveurs n’en mangent jamais, sauf en cas de maladie, de mariage ou de sécheresse. Il faut dire qu’ils leur servent de compte-épargne. Immersion à 30 kilomètres de la frontière malienne, au niveau de la limite septentrionale du Sahara.
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