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CommercialisationL'inflation booste (en valeur) les ventes de viande bovine

En juin, les viandes hachées surgelées étaient à la première place du top 10 des catégories alimentaires les plus touchées par l'inflation. (©AdobeStock)
En juin, les viandes hachées surgelées étaient à la première place du top 10 des catégories alimentaires les plus touchées par l'inflation. (©AdobeStock)

Sur les six premiers mois de 2022, les ventes de viandes hachées sont en nette progression en valeur par rapport à l’avant pandémie. Une situation surtout due à l’inflation alimentaire. La demande de la restauration en viande bovine est en hausse, stimulée par la saison touristique, et le commerce extérieur est dynamique.

Avec l’inflation alimentaire, les ventes au détail de viande bovine progressent en valeur mais pas en volume, note l’Idele dans ses Tendances lait-viande du 19 juillet.

De fait, l’inflation alimentaire a encore progressé en France au mois de juin, affectant le pouvoir d’achat des ménages. Pour les viandes de bœuf et de veau notamment, elle était en hausse de 9,3 % par rapport à juin 2021, contre une augmentation de 8,5 % entre mai 2021 et mai 2022.

Inflation et prix à la consommation
Indices des prix à la consommation depuis janvier 2020 (©Idele)

Avec une hausse de 21 %, les viandes hachées surgelées figuraient à la première place des catégories touchées par l’inflation en juin, devant les pâtes alimentaires (+ 17 %), suivies par les viandes hachées du rayon frais (+ 15,5 %), devant l’huile et la moutarde.

Et cette inflation soutenue a fait progresser en valeur les ventes de viandes hachées : « en cumul sur les 25 premières semaines de 2022 (jusqu’au 26 juin, NDLR), elles sont nettement supérieures à l’avant pandémie, tant pour le bœuf haché frais (- 3 %/2021 mais + 13 %/2019) que pour le haché surgelé (= /2021, mais + 18 %/2019) », précise l’Idele.

Ventes au détail de viandes hachées, en valeur
Ventes au détail de viandes hachées, en valeur (©Idele)

La demande de la restauration progresse

L’Idele souligne aussi un chiffre d’affaires soutenu pour la restauration hors-domicile (RHD) au mois d’avril : x 2,7/2021, x 6/2020 et + 12 %/2019, alors que « le mois d’avril 2021 et surtout avril 2020 étaient marqués par de fortes restrictions ».

Les secteurs de la restauration rapide et de la restauration traditionnelle étaient « en progrès par rapport à l’avant-pandémie » tandis que la restauration collective se repliait de 15 % par rapport à avril 2019, pâtissant notamment de la généralisation du télétravail.

Chiffre d'affaires de la restauration
La restauration traditionnelle et la restauration rapide progressaient en avril, tandis que la restauration collective se repliait (©Idele)
À l’échelle de l’Union européenne, la reprise d’activité du secteur de la RHD restait très hétérogène en avril : « la situation restait dégradée en Allemagne » mais proche de l’avant-pandémie en Espagne. Depuis, « la saison touristique en Europe du Sud est bien lancée et stimule malgré tout la demande de la restauration ».

Les importations et exportations de viande bovine se redressent

« Le dynamisme du secteur de la RHD a participé au redressement des importations », poursuit l’Idele. De fait, le commerce extérieur français de viande bovine a continué sa progression au mois d’avril. Sur les quatre premiers mois de 2022, les exports ont augmenté de 15 % par rapport à 2021 et les imports ont grimpé de 32 %.

Les exports se sont particulièrement accrus vers les Pays-Bas, en lien avec l’intensification des importations françaises depuis le Royaume-Uni : « depuis le Brexit et dans un but de simplification, certains importateurs néerlandais choisissent de dédouaner les viandes britanniques en France avant de les réexpédier vers les Pays-Bas ».

Zoom sur le commerce extérieur de viande bovine en avril
Zoom sur le commerce extérieur de viande bovine en avril (©Idele)

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